POINT MARCHÉ IMMOBILIER – PRINTEMPS 2026
Une reprise progressive, mais un marché devenu sélectif
Après deux années marquées par la remontée des taux et un net ralentissement des transactions, le marché immobilier français amorce une phase de stabilisation.
Les grandes métropoles affichent aujourd’hui des dynamiques différenciées : certaines villes comme Nantes ou Rennes retrouvent de la croissance, tandis que d’autres poursuivent leur ajustement. Paris, de son côté, se stabilise, confirmant son rôle de valeur refuge dans un contexte encore incertain.
Le marché national n’est plus homogène : il devient localisé, segmenté et opportuniste.
Île-de-France : un retour progressif vers les zones centrales
À l’échelle francilienne, les tendances se précisent.
* Paris repart légèrement à la hausse (+1,4%), signe d’un retour progressif de la demande * La petite couronne se stabilise (+0,2%), portée par sa proximité et son accessibilité * La grande couronne recule encore (-0,6%), pénalisée par l’éloignement et le coût du crédit
On observe un recentrage clair des acquéreurs vers :
* les secteurs bien desservis * les zones urbaines établies * les emplacements sécurisés
Le marché redevient rationnel et sélectif.
Hauts-de-Seine (92) : un marché structuré autour de la proximité parisienne
Le marché des Hauts-de-Seine confirme une logique simple mais déterminante : plus on se rapproche de Paris, plus les prix sont élevés et résistent
À l’ouest immédiat, Neuilly-sur-Seine (10 371 €/m²) domine largement le marché, suivi par Levallois-Perret (8 780 €/m²) et Boulogne-Billancourt (8 220 €/m²). Ces secteurs concentrent une demande constante, portée par leur emplacement, leur cadre de vie et leur accessibilité.
En s’éloignant légèrement, des villes comme Courbevoie (6 602 €/m²), Puteaux (7 111 €/m²), Clichy (6 789 €/m²) ou encore Asnières-sur-Seine (6 184 €/m²) offrent un positionnement plus équilibré. Elles attirent une clientèle active à la recherche d’un compromis entre prix et proximité.
Plus au nord, Bois-Colombes (6 182 €/m²) et La Garenne-Colombes (6 402 €/m²) s’inscrivent dans cette même logique résidentielle, avec une bonne stabilité des valeurs.
Enfin, des communes comme Nanterre (4 964 €/m²), Colombes (4 961 €/m²), Gennevilliers (4 462 €/m²) ou Villeneuve-la-Garenne (3 182 €/m²) restent plus accessibles. Elles constituent aujourd’hui les principaux points d’entrée sur le département.
Ce qu’il faut comprendre
Le 92 n’est plus un marché homogène. C’est un marché de micro-localisations, où chaque ville a sa propre dynamique.
* Les secteurs premium continuent de sécuriser leur valeur * Les zones intermédiaires restent actives mais plus sensibles au prix * Les marchés accessibles deviennent stratégiques pour les acquéreurs
Plus que jamais, acheter ou vendre dans les Hauts-de-Seine nécessite une lecture fine du secteur, et non une approche globale du département.
